Ralentir (à fond)

Pff, j’en ai mis du temps pour revenir par ici mais j’en avais besoin (je m’écoute). En fait il me semblait difficile d’écrire sur la slow attitude, la green fashion, le bien-être dans une actualité française (et mondiale) aussi dramatique. Du coup, ben je ne l’ai pas fait (je suis d’une logique implacable).

J’ai pris mon temps, j’ai déconnecté et finalement je me suis aperçue que plus le contexte est difficile et plus il est important de ralentir et de se poser.

De se poser pour pouvoir goûter pleinement la vie et apprécier tous ses petits bonheurs.
Et aussi de se poser pour réfléchir, méditer et ne pas se laisser happer par le facile-à-penser ou le facile-à-consommer.

Alors bien évidemment, adopter un mode de vie slow ne résoudra pas tous nos problèmes actuels mais il permet une prise de conscience de ce qui est important dans la vie et des conséquences de nos choix de consommation / de vie.

Ralentir n’est pas une perte de temps, ce n’est pas non plus l’inaction totale, c’est juste prendre le temps d’agir, prendre le temps de savourer, et surtout prendre le temps de penser.

Prenez-votre temps les amis.

slow elodie

Du neuf avec du vieux

Depuis que j’ai rangé ma chambre (remember) et que j’ai pris conscience de l’hérésie écologique de la fast fashion, j’ai quelques scrupules à m’acheter de nouvelles fringues. Et pourtant j’adore ça : avoir des nouveautés à porter (je ne suis pas à un paradoxe près).

Heureusement j’ai eu une idée : ré-actualiser et remettre au goût du jour mes anciennes fringues : faire du neuf avec du vieux, quoi!

C’est ainsi que 2 pantalons et une robe vont partir à la retouche : les pantalons pour une coupe plus moderne et plus adaptée à ma morphologie de l’été (merci les soirées bières/rosé) et la robe qui était devenue bien trop courte (j’ai grandi) sera transformé en T-Shirt loose comme je les aime.

Résultat : Je réconcilie mon envie de nouveautés et ma conscience écologique. Updater pour moins acheter, est-ce que ce n’est pas une excellente idée? Ne me dites pas non (je suis fragile).

 

Le potager

Tous les ans à la même période on plante nos semis.
Niveau potager, je suis passée par un peu tous les stades et toutes les envies : potager en carré, potager sans carré, pas de potager. Depuis 2 ans c’est le potager minimum car j’ai envie d’un potager mais pas de m’en occuper (j’ai l’esprit de contradiction).
Mon potager minimum : c’est quelques plants de tomates en pot et un plant de basilic (en pot aussi).


En plus j’ai trouvé un moyen de ne plus m’en occuper : ce sont mes enfants qui en sont responsables. J’en profite pour leur transmettre mes (maigres) connaissances : l’eau c’est précieux, le bio c’est mieux, la nature est formidable.


Le potager a, en plus, des vertus pédagogiques certaines : ça apprend la patience aux enfants, c’est le parfait support pour inciter à la découverte de la nature, ça les sensibilise au jardin, à l’environnement et à l’alimentation et même à l’orthographe (« ça s’écrit comment coeur de boeuf? »).

Cette année est un peu particulière parce que je n’ai pas acheté mes semis comme les années précédentes. C’est mon amie Olivia qui me les a offerts. Semis qu’elle a fait à partir des graines qu’elle a récupérées de tomates de l’an dernier : démarche clean et bio sur tous le processus du cycle de la vie. Je vous ferai un topo sur comment elle a fait si ça vous intéresse (et si ses plants produisent des tomates car les plants de tomate peuvent être stériles … tout fout le camp).

Et toi tu as planté cette année?

Range ta chambre

J’ai l’impression désagréable que ma maison est en bordel tout le temps. Ouais je sais, ce n’est pas une impression…

C’est, à la fois, un problème de rangement (pourtant j’essaie de trouver des boites, des organisations, des rangements optimisés pour ne pas que les choses traînent), et un problème d’accumulation : on a beaucoup, beaucoup, de choses, jouets, déco, CD, fringues, … dans notre (petite) maison.

Je gère plus ou moins bien le bordel ambiant selon les périodes mais globalement je ne me sens pas bien : trop de choses, …pas assez d’espace.

Et au plus je me déleste de mes affaires, au plus les enfants ou mon mari occupent l’espace (c’est bien connu « la nature a horreur du vide »), ce qui fait que je ne retire aucun bénéfice de mon action (la loose).

Vous avez bien compris que le problème dépasse le rangement : j’ai beau ranger à un moment donné ça déborde : il faut toujours trier, organiser, jeter, recycler et je n’ai pas que ça à faire! Sachant que la meilleure chose à faire serait déjà de moins consommer (on est bien d’accord).

Alors devant l’ampleur de la tache j’applique la voie du kaizen. J’ai,pris connaissance de cette méthode dans le livre de Diane Ballonad Rolland – « J’arrête de procrastiner » que je suis en train de lire.
La voie du kaizen est une méthode qui dit que les grands changements commencent toujours par un petit pas.

Mon petit pas à moi c’est de ranger et désencombrer ma chambre et en priorité mon dressing.
J’ai donc trié, jeté, donné, vendu beaucoup de mes fringues. Et … qu’est-ce que je me sens mieux quand j’ouvre mon placard! Mes fringues sont rangées, de plus en plus « vertes », mes cintres sont en bois (exit le plastique), … et je me sens bien (oui je suis bizarre).

dressing elodie ralentit

Maintenant que je suis une fille organisée du placard, j’aimerais le rester.
J’ai donc adopté la règle du « one in / one out » : quand un vêtement entre dans mon dressing, je dois me séparer d’un autre, ça évite ainsi de me retrouver avec une armoire qui déborde (malin non?)
J’essaie (mais je n’y parviens pas toujours) dans mes achats d’être le plus en raccord avec mes principes (fringues écolo ou éthiques ou bio ou made in france ou tout à la fois).
Je n’ai pas essayé pour l’instant les fringues de « 2nde main », je fais un blocage (je suis l’incohérence) mais je me soigne.
Qu’est-ce que je fais des fringues dont je me sépare? Dans la majorité des cas : je les mets dans des containers spécial vêtements, sinon je les donne à mes proches et j’ai mis en vente certaines pièces sur le site vestiaire collective mais je n’ai rien vendu à ce jour.

A jeter elodie

Une partie des vêtements qui ne continuent pas l’aventure avec moi.

A la semaine prochaine : je désencombre ma salle de bains (!)

Besoin de rien, envie de liège

Après avoir fantasmé sur les caisses de vin en tant qu’élément de déco, j’ai maintenant envie de liège dans ma maison (parfois je me dis que je devrais vivre dans une cave à vins ça irait plus vite).

Non seulement le liège c’est joli, mais c’est aussi naturel, renouvelable et durable.

On en fait de jolis meubles :

meuble-liege-ikea

Ligne Sinnerlig Ikea

Tabouret en liège vu sur a little market

Mais aussi de jolis objets

Theiere nomu elodie ralentitComme cette théière Nomu – ENOSTUDIO

ferm-living-cork-coaster-dessous-de-plat-elodie-ralentit ou ce dessous de plat de chez Ferm living

etagere-liege-elodie-ralentitOu encore cette étagère (april eleven)

On utilise même le liège en décoration murale

deco-murale-liege-elodieralentitmur de liege

Joli non?

Sinon pour revenir au titre de ce post, ce n’est pas vrai que j’ai « besoin de rien ». En fait j’ai besoin de remplacer quelques objets en fin de vie : une chaise de bureau, des étagères, des oreillers, un évier, … mais ce n’est pas simple de trouver une alternative bio-écolo-équitable-locale (-à-mon-gout) à ces objets. Ça prend du temps, mais je m’en fous je ne suis pas pressée (et tu le sais).

Mes gestes slow au quotidien

J’essaie de ralentir (ça vous le savez déjà) et ce n’est pas si simple dans un monde où on te pousse toujours à accélérer. De temps en temps, je fais le bilan de ma démarche et je me rends compte que je fais des progrès (bon je rate aussi des trucs, mais focalisons sur le positif, si vous le voulez bien). Voici les quelques gestes que j’ai adoptés au quotidien :

– Je me douche le soir (en hiver). Ce petit changement d’habitude me convient parfaitement en ce moment. Outre le fait de gagner une 1/2 heure le lendemain, j’ai le temps (et l’envie) le soir de prendre soin de moi : masque capillaire, application d’huile sur tout le corps, manucure, massage, …

– J’ai adopté une gestion différente de tout le circuit « linge » : Déjà je lave moins, comprenez je ne lave plus de façon systématique une pièce qui a été portée un jour (bien sûr je ne parle pas du « petit linge », ni des T-shirts après le sport, ne soyez pas sots). Ce n’est pas évident à faire (question d’éducation) mais en s’entraînant et en ayant un peu de recul sur ses habitudes on y arrive : je gagne du temps, et c’est mieux pour la planète. Quant au-repassage, je partais de loin … et puis j’ai cessé de croire que c’était important.

– J’ai un vélo, bon ok je ne m’en sers pas souvent mais il n’y a pas si longtemps je n’en avais pas. Work in progress.

– Je mange ce que je cuisine (et réciproquement). Avant je mangeais à la cantine (pas très bonne mais bien pratique) de mon entreprise tous les midis. Je n’y vais plus depuis un trimestre et je m’aperçois (avec surprise) que ce que je pensais être une contrainte ne l’est pas du tout : c’est finalement assez simple de prévoir un peu plus la veille pour emporter son repas, je mange moins (en même temps c’est pas comme si j’exerçais un métier physique), je mange mieux, plus sainement et je sais ce que je mets dans mon ventre (traçabilité de mes carottes râpées).

– Je pratique une activité sportive de façon régulière. Pour moi c’est la danse (remember). Faire du sport n’est pas un luxe, n’est pas négociable et ne compte pas dans le « temps pour soi ». C’est obligatoire. Rappelez-vous ce qu’on s’est dit le 1er janvier « et surtout la santé… ». Dois-je vous rappeler les bienfaits d’une activité physique régulière sur la santé physique (et surtout mentale)? Non. Alors prenez soin de vous et prenez le temps pour ça.

Voilà c’était un aperçu de mes gestes slow au quotidien, j’en fais d’autres (ils feront l’objet d’un autre article) et je trouve que ça me réussit (je suis l’auto-satisfaction).

Toi aussi essaie de ralentir et tu verras, ce n’est pas pour autant que le monde cesse de (mal) tourner.

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Suite à la lecture du magazine Flow n°7, j’ai voulu essayer le lettrage … une grande réussite …(!)

La bibliothèque-bureau toute simple

Simple, épurée, belle et pratique. Je ne parle pas de moi mais de la nouvelle bibliothèque-bureau qu’on a installée dans la maison.

Je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit mais je n’aime pas les meubles (je ne sais pas pourquoi, je n’ai pas fini ma psychanalyse). Si je le pouvais, chez moi, il n’y aurait que des étagères et des meubles « en dur ».

En traînant sur internet, je suis tombée sur ce vieux DIY de Marie qui explique comment fabriquer sa bibliothèque soi-même et j’ai immédiatement pensé que je voulais la même chose (je suis l’originalité).

C’est ainsi que ni une, ni 2, j’ai pris ma perceuse appelé mon père pour qu’il m’aide fasse.

Équerres blanches, crémaillères blanches, planches de pin brutes, toutes simples. La dernière planche est un plus large que les autres pour servir de bureau aux enfants (toujours inspirée par Marie).

Mon mari s’est occupé de l’éclairage et le tour est joué : une jolie bibliothèque-bureau que j’adore (quand je le dis que je suis facile à satisfaire).

Bibliothèque minimaliste Etagères simples

Ces photos ont été prises peu après l’installation. Le bureau est depuis bien encombré (la faute aux Lego Star Wars et autres coloriages magiques).

dav

Ralentir en équipe

Vous savez quoi? J’ai fait une découverte. Je me suis aperçue que des personnes de mon entourage se mettaient à ralentir et à adopter un mode de vie plus zen, elles aussi. C’est une super bonne nouvelle sur plusieurs points.

D’abord je me dis que si elles ralentissent c’est qu’elles me lisent et qu’elle prennent exemple sur moi … Bon, en fait rien n’est moins sur mais j’aime bien me dire ça (je suis égocentrique vous le savez bien)!

Ensuite parce que, comme dans toute chose, on a toujours plus de résultat lorsqu’on fait les choses avec d’autres que tout seul dans son coin. Cela permet de se motiver et de rester concentré sur ses objectifs (Rappelle-toi d’arrêter de stresser pour un embouteillage ou un autre truc sur lequel tu n’as pas d’impact direct).

Enfin parce que s’entourer de personnes calmes (ou qui essaient de l’être) et bienveillantes, ça créé un environnement tout à fait propice pour l’être soi-même. Alors exit, les négatifs, les pessimistes, les aigris, les blasés, les rabat-joies, les susceptibles. Je mets, à part les râleurs, étant râleuse moi-même (mais je me soigne).

Qu’est-ce que vous en pensez, on monte une équipe?

elodie ralentit en équipe

 

En passant …

Hello les filles et le garçon (je pense que mon mari me lit ou alors il fait semblant)!
Je ralentis tellement et partout (je vais bientôt ralentir au Brésil) que je publie moins souvent par ici. Alors, parce que je sais que je vous manque et aussi parce que j’ai peur que vous ne m’aimiez plus, je reviens vous faire un petit coucou en passant.
J’ai découvert récemment (mais ce n’est pas récent, c’est moi qui suis décalée) sur le net cette jeune mariée lituanienne qui pour son mariage n’a pas fait appel à un photographe mais a pris des selfies tout au long de cette journée spéciale. Le résultat est incroyable : authentique, original, mignon, j’en aurais pleuré (je suis sensible).
Quel rapport avec ce blog sur la lenteur? Juste vous dire que la simplicité ça a vraiment du bon.
Régalez-vous les photos sont ici.

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Les endroits où je ne vais plus

Avec l’âge, je me rebelle. Lorsque je vais dans un endroit pour consommer et que je ne suis pas satisfaite du service ou du produit acheté et bien je n’y vais plus. Ca a l’air évident comme ça mais ce n’est pas ce que je faisais systématiquement avant, en me trouvant des excuses : « Ok c’est pas terrible mais c’est bien pratique », « c’est plus simple comme ça », « je n’ai pas d’autres solutions », etc …Je ne manque jamais d’imagination quand il s’agit de me trouver des excuses.
Et finalement je continuais à donner mon argent (enfin échanger mon argent contre un produit ou un service) à des enseignes / organismes dont je n’étais pas complètement satisfaite (je ne suis pas à une contradiction près).

Et bien tout ça c’est fini. Désormais quand je ne suis pas contente, je ne consomme plus. Enfin je ne suis pas catégorique, je laisse parfois une seconde chance : j’exprime ce qui ne va pas en espérant une prise en considération de ma demande. Mais pas de 3e chance.

C’est ainsi que je ne vais plus :
– à la cantine de mon entreprise : qui refuse de me faire un crédit de 6 cts mais qui accepte sans souci que je lui fasse des avances de trésorerie en déposant 20 € sur ma carte.
– à la Croissanterie : qui m’a vendue une salade de choux / carottes tellement dépassée qu’elle en était immangeable
– Chez le glacier catalan à Palavas : où on doit commander nos crêpes nous-mêmes à l’extérieur de l’établissement (7° dehors et 25 min de queue). Les serveurs ne servent que les boissons et les glaces. Vous allez me dire que si je veux manger des crêpes, autant ne pas aller chez un glacier. C’est bien ce que j’envisage de faire.
– Dans les magasins U : « désormais vous pouvez enregistrer vous-même votre carte de fidélité ». Vous ne voulez pas que je scanne mes articles toute seule non plus ? Ah mais je suis bête, bien sûr que si !

Je laisse une seconde chance, mais faudrait voir à ne pas me décevoir, à l’enseigne de fringues Karl Marc John qui veut bien faire venir une robe dans votre taille d’un autre magasin seulement si vous versez un acompte, c’est-à-dire si vous vous engagez à l’acheter (WTF !). « Vous comprenez, il arrive souvent qu’on fasse venir des fringues dans le magasin et que les clientes ne viennent pas les ré-essayer ». Je pensais naïvement que ce service-là était compris dans le prix de la robe…

Cette nouvelle intransigeance m’oblige à revoir ma façon de consommer (et c’est pas plus mal) et à trouver des alternatives (et il y en a).

barriere elodie ralentit

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